Bonjour

Intention de réalisation

RECETTES D’ICI testées et retestées

Une recette mise au point, dressée et photographiée avec soin. Puis elle quitte ce cadre-là : elle entre dans des cuisines qui ont une histoire, reçoit plus de piments, trop de parmesan, un dressage un peu croche. La preuve qu’une recette fonctionne, c’est qu’elle continue de vivre.

Dominic Renzetti··Automne 2026·2 OLV · 15 s
Une vision par
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Derrière une recette,
il y a toujours quelqu’un.

Une recette ne s’arrête jamais à ce qu’il y a dans l’assiette. Il y a toujours une façon de cuisiner, une habitude, un petit geste, une personnalité. La réalisation cherchera constamment à raconter ces personnes plutôt que leur assiette. La cuisine devient alors un point d’entrée vers les gens d’ici.

Chaque scène s’ouvre au plus près de la matière : une texture, un ingrédient, une cuisson, une surface. La caméra s’y attarde quelques instants avant de révéler progressivement celui ou celle qui lui donne vie. Le mouvement n’est jamais décoratif : il sert à découvrir quelqu’un, à entrer dans son univers, à comprendre instinctivement sa personnalité.

Cette grammaire visuelle devient le fil conducteur de la pub. Même si chaque personnage possède son propre rythme, sa propre lumière et son propre environnement, tous sont filmés avec cette même intention : partir de la recette pour révéler l’humain.

Les transitions suivent cette même philosophie. Elles ne cherchent jamais le raccord spectaculaire ou le match cut démonstratif : elles laissent simplement les plans respirer. Chaque scène se termine naturellement avant de nous faire entrer dans la suivante, toujours guidés par la matière et le mouvement. Le spectateur ne ressent jamais une mécanique de montage ; il a simplement l’impression de passer naturellement d’une histoire à une autre.

On construit tout pour que rien
n’ait l’air construit.

Les mouvements seront précis, les couleurs et les décors seront pensés, chaque geste chorégraphié pour être parfaitement lisible en quelques secondes. Mais à l’écran, je veux simplement avoir l’impression qu’on est entrés dans la cuisine de quelqu’un au bon moment.

01

Une caméra qui révèle

Le mouvement part de la matière : une assiette, un verre, un ingrédient, un couvert. Puis il nous conduit vers la personne. La DOP raconte le personnage autant qu’elle rend la recette appétissante.

02

Un humour d’observation

Le sourire vient d’un réflexe vrai, d’une hésitation ou d’un regard. Jamais d’un personnage qu’on force à devenir une caricature. On ne rit jamais des personnages : on les reconnaît.

03

Une imperfection désirable

Les versions des gens ne sont pas moins bonnes : elles sont plus personnelles. Les traces et les écarts deviennent la preuve que la recette a été adoptée.

Déjà au cœur du conceptce que la campagne porte
  • Le contraste entre la recette testée par le chef et celle retestée par les gens.
  • Des personnages différents qui adaptent la recette à leur manière.
  • Une image colorée, du flash, de la lumière naturelle et un grain argentique.
  • La rafale d’assiettes et le crochet final comme preuve d’approbation.
Ce que j’apporte comme réalisateurma contribution
  • Une grammaire de caméra commune qui part de la matière et révèle la personne.
  • Une direction de jeu construite autour de gestes simples et de micro-réactions.
  • Un humour d’observation qui protège la tendresse et la crédibilité des personnages.
  • Des raccords et des mouvements qui donnent une continuité cinématographique aux quinze secondes.

Une suite de petites preuves.

Le mécanisme fonctionne parce qu’il repose sur un contraste simple et immédiatement lisible. Le chef établit la confiance. Les gens d’ici créent la proximité. En quinze secondes, chaque personne doit exister avec un seul geste juste, un décor précis et une attitude qui lui appartient.

La référencechez le chef
Studio culinaire · dressage précisréférence de décor

Un laboratoire culinaire coloré à la Recettes d’ici : graphique mais chaleureux. Le décor doit permettre de photographier au moins dix recettes sans que tout semble provenir du même tableau. Le chef n’a pas besoin d’être démonstratif : sa précision suffit.

L’appropriationchez les gens d’ici
Cuisine habitée · dressage personnelréférence de décor

Des cuisines qui ont une histoire, des assiettes qui ne matchent pas toujours, des habitudes très personnelles. Six lieux crédibles, chacun avec sa logique, sa palette et sa densité. Jamais six décors également beaux.

La recette est la même. La façon de la vivre ne l’est jamais.

Chaleureux, vivant, profondément d’ici.

Je veux une campagne généreuse et moderne, profondément ancrée ici dans sa manière de regarder les gens, sans tomber dans le folklore ni dans le casting de types. On doit pouvoir se reconnaître dans un personnage sans avoir l’impression qu’il représente une catégorie.

01

Une mise en scène précise, mais jamais froide.

02

Une bouffe très appétissante, même quand le dressage est imparfait.

03

Des décors colorés et habités, jamais surstylisés au point de sentir le plateau.

04

Un humour sec, rapide, basé sur le comportement et le timing.

05

Une énergie éditoriale et photographique : du flash, du grain, des compositions qui acceptent un peu d’accident.

06

Une caméra proche des gens et de la matière, qui traverse réellement les espaces au lieu de les observer.

Dans le quotidien
de nos gens d’ici.

Le document propose une image riche, colorée, spontanée, avec du flash, de la lumière naturelle et un grain argentique. Je veux préserver cette énergie, mais l’organiser autour d’un principe clair : le décor professionnel est la référence graphique, les maisons sont les variations humaines.

Six cuisinesune silhouette lisible en deux secondes
JohanneMotifs, vaisselle personnelle, lumière douce, objets collectionnés avec goût.
RafikEspace plus dense et contrasté, quelques indices musicaux vrais, ingrédients au premier plan.
ThéoPetit appartement fonctionnel, proximité des objets, circulation serrée, chaleur simple.
KarimLignes plus nettes, composition ordonnée, décor moderne mais habité.
FlorenceMatières chaleureuses, comptoir vivant, parmesan et gestes au centre de la composition.
MauriceCoin repas confortable, assiette déjà entamée, caméra qui le découvre après le résultat.

Comment on filme ça.

01

La caméra

Partir de l’assiette, des objets ou des ingrédients, puis trouver progressivement la personne derrière la recette. Sentir la distance entre la lentille et une assiette, le passage d’un verre au premier plan. Les dolly in à travers les tables font partie de la signature. Pas six mouvements vedettes en compétition : un même principe décliné avec retenue.

À éviter : le langage de food content trop démonstratif. Pas de succession de macros gratuits, pas de ralentis systématiques, pas de caméra qui tourne autour de chaque assiette. Chaque plan doit raconter soit la qualité de la recette, soit la personne qui se l’approprie.

Focales largesDolly à travers la tableTop shots réservés à la rafale
02

Le flash cut

Plus qu’une transition : la preuve visuelle de la quantité de tests et de la diversité des gens. Un mini-inventaire photographique : cadres à la logique commune, environnements réellement différents. Flash frontal assumé, rendu éditorial, léger grain. Certaines assiettes pleines, d’autres entamées, d’autres presque vides.

Centre visuel communLaisser vivre les tracesJamais de banque d’images
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Lumière, couleur et texture

Le décor du chef sera plus sculpté et graphique ; les maisons auront une lumière motivée par les fenêtres et les sources pratiques. Chaque lieu a sa température propre, tout en restant dans une même pub. La couleur sera riche, jamais traitée comme un filtre. Un grain fin viendra casser la perfection numérique.

Peaux naturellesNoirs non écrasésAucune nourriture terne
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La nourriture

La différence entre la version du chef et celle des gens doit être visible, mais elle ne doit jamais faire perdre l’appétit. Deux niveaux de contrôle au food styling : la version de référence, plus précise, et les versions domestiques, plus libres, mais toujours savoureuses.

Quatre recettes sont déjà nommées : cuisses de canard confites, porc laqué char siu au beurre, filets de poisson façon piccata et bol-repas au chou-fleur et aux pois chiches façon shawarma. Elles donnent déjà une belle amplitude de textures et de palettes; les recettes restantes devront compléter cette diversité.

Parfaite → personnalisée → videContinuité documentéeMin. 10 recettes
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Montage et rythme

Quinze secondes exigent une narration extrêmement claire. Pas de coupe frénétique : le rythme vient de mouvements très courts, d’actions déjà commencées au début des plans, et de raccords qui transportent l’œil d’une assiette à l’autre. Les transitions ne cherchent jamais le raccord spectaculaire : elles laissent les plans respirer et se terminent naturellement avant d’entrer dans la scène suivante.

Un geste par personnageRaccords qui respirentSupers hors visage
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Son et musique

Une petite percussion domestique autour des gestes : l’assiette qui glisse, le flash, les piments qui tombent, la râpe, la fourchette, le métal du chaudron, le pain qui traverse la sauce. Une pulsation nette et contemporaine, avec assez d’espace pour le texte. Une énergie confiante plutôt qu’une piste qui dicterait de rire.

Percussion domestiqueEspace pour la VOPonctuation finale

Les petits gestes qui
trahissent quelqu’un.

Les inserts occupent une place essentielle dans la réalisation. Ils ne servent jamais uniquement à rendre les plats plus appétissants : ils servent à raconter les personnages. Chaque insert révèle une petite vérité.

01

Une façon de tenir une cuillère.

02

Une habitude de goûter.

03

Une pincée de piment de trop.

04

Une bouchée directement dans le chaudron.

05

Une herbe replacée une dernière fois.

Ce sont ces petits gestes qui rendent chaque personnage unique. Ils deviennent les véritables marqueurs de personnalité de la pub.

Chaque scène sera donc construite autour d’un mouvement principal qui révèle le personnage, ponctué de quelques inserts soigneusement choisis qui permettent au spectateur de mieux le comprendre sans jamais avoir besoin de dialogue.

En mouvement, mais
toujours avec retenue.

La caméra sera constamment en mouvement, mais chaque mouvement possède une intention dramatique. On cherche davantage la sensation que la démonstration.

01

Le mouvement

Nous privilégions des dollys très doux, des reveals progressifs, quelques travellings latéraux ainsi que des mouvements de proximité qui nous permettent littéralement d’entrer dans la recette. Le mouvement part de la matière et nous conduit vers la personne.

Dollys très douxReveals progressifsTravellings latéraux
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Les points de vue

À plusieurs reprises, la caméra adoptera des perspectives plus inattendues : des focales très rapprochées, des ultra grand-angulaires près des aliments, quelques plans à la probe lens, des contre-plongées discrètes, des tilts très contrôlés.

Pourquoi : ces points de vue redonnent une présence presque physique à la cuisine tout en évitant l’esthétique classique du « food porn ».

Probe lensUltra grand-angleTilts contrôlés
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La lumière

La lumière demeure naturelle, chaleureuse et propre à chacun des environnements. Chaque personnage conserve son identité visuelle : le chef possède une lumière plus maîtrisée, Johanne est baignée dans une lumière de maison, Rafik dans une cuisine vivante, Théo dans un environnement plus spontané.

On sent que chacun cuisine chez lui, à sa façon.

Sources motivéesUne identité par lieuJamais un filtre

Repères visuels.

Des références que je regarde pour parler concrètement de lumière, de mouvement et de matière avec la direction photo. Ce ne sont ni des références de concept ni des pistes de casting : ce sont des repères de fabrication, un vocabulaire commun avant le tournage.

La matièreLentille basse, très près des aliments. La profondeur vient d’un avant-plan réel, pas d’un effet ajouté.
La cuisine du chefLumière sculptée, contre-jour assumé, noirs qui restent ouverts. Précis sans devenir clinique.
Le décor-référenceSurfaces colorées, produit net au centre, fond qui peut changer d’une recette à l’autre.
La cuisine habitéeLumière de fenêtre, décor dense mais lisible. On a l’impression d’entrer dans un vrai lieu.
Le mouvementLa caméra traverse l’espace au lieu de l’observer. C’est le mouvement qui donne l’échelle du décor.
Le top shot habitéDes mains, des miettes, du désordre vrai. La table raconte quelqu’un avant de montrer un plat.
Le geste au plus prèsCadre serré, grain assumé, chaleur de la cuisson. La nourriture reste appétissante même imparfaite.
La lumière qui isoleUn seul faisceau, le reste tombe dans l’ombre. L’assiette devient un sujet, pas un décor.
L’humour d’observationContre-plongée, regard franc, sourire retenu. Le comique vient du comportement, jamais de la grimace.
Le quotidienCouleur franche, cadrage qui accepte l’accident. L’énergie d’un moment attrapé plutôt que composé.

Aucune de ces images n’appartient à la campagne. Elles servent à s’entendre sur une intention avant de la traduire dans notre propre décor : la hauteur d’une lentille, la façon dont un noir se comporte, le moment où un geste devient lisible.

La personnalité doit être visible
dans le silence.

Je chercherai d’abord des personnes qu’on a envie de regarder avant même qu’elles fassent quoi que ce soit. Des visages avec une histoire, des mains qui savent manipuler de la nourriture, des corps qui ont une manière particulière de se placer dans une cuisine.

01

Privilégier des comédiens capables de sous-jouer et d’improviser à l’intérieur d’une action précise.

02

Faire des essais avec de vrais aliments au casting, pas seulement une lecture.

03

Observer les gestes spontanés : comment la personne goûte, sert, replace, essuie, attend ou regarde l’assiette.

04

Conserver les hésitations et les micro-réactions qui donnent l’impression qu’on a capté un moment, plutôt que fabriqué un gag.

Sur le plateau, une intention très simple par personne plutôt qu’une liste de mouvements. Johanne veut servir quelque chose qui lui ressemble. Rafik veut que ça goûte vraiment assez fort. Théo veut manger pendant que c’est chaud. Karim veut que ce soit bien fait. Florence veut que ce soit généreux. Maurice veut prendre une autre bouchée avant qu’on lui enlève l’assiette.

02

Structure narrative.

La pub part toujours de la matière, puis révèle la personne. Quatre temps suffisent à la raconter. Lancez la lecture : la tête de lecture avance à la vraie vitesse du montage.

0,0 / 15,0 s

Un seul système, pas des captures.

Les livrables ne devraient pas être traités comme des captures secondaires du tournage. La campagne repose déjà sur une logique photographique : on peut donc concevoir la vidéo et la photo comme un seul système dès la préproduction.

Livrable 01

Photos
écran intégré

  • Cadres horizontaux et verticaux avec de vraies zones de respiration pour l’interface et les textes.
  • Images de recette parfaite et de version domestique pouvant fonctionner en paire ou en alternance.
  • Compositions assez simples pour rester lisibles dans un écran intégré.
  • Conserver le rendu flash et le grain sans rendre les aliments durs ou plats.

Livrable 02

Deux GIF
médias sociaux

  • GIF 1 · De la version chef à la version d’ici : même assiette centrée, flash, changement de décor et de dressage, puis retour en boucle.
  • GIF 2 · L’assiette qui se vide : trois ou quatre états jusqu’au passage du pain et au crochet, puis boucle sur l’assiette pleine.
  • On tournera des poses et des gestes spécifiques plutôt que de fabriquer les GIF à partir des rushes.

Livrable 03

Photos
carrousel

  • Une image hero par recette.
  • Une version que s’approprie un personnage ou une main.
  • Un détail de geste ou d’ingrédient.
  • Une image d’assiette entamée ou vide.
  • Des variations de surfaces et de vaisselle pour éviter un carrousel trop uniforme.

Chaque recette, une famille d’images.

Pour réussir le volume de recettes, les personnages, les vidéos et les déclinaisons photo dans une même production, la préparation devra être extrêmement concrète : chaque recette traitée comme une petite famille d’images, avec ses états, ses accessoires et ses raccords déjà identifiés avant le tournage.

01

Storyboard technique de chaque mouvement de caméra, avec dimensions de table et trajectoire du dolly.

02

Plan de surfaces, vaisselle et palettes pour les dix recettes minimum.

03

Tests caméra du flash cut et du grain avant le tournage.

04

Tests food du crochet avec différentes sauces et différents pains.

05

Plan de continuité photo pour chaque état d’assiette.

06

Temps réservé aux portraits, aux mains et aux plans de sécurité sans VO spécifique.

07

Captation pensée dès le départ pour les recadrages verticaux et carrés.

« Je veux que les pubs donnent envie de manger avant même qu’on ait compris la mécanique. »

La campagne sera réussie si Johanne, Rafik, Théo, Karim, Florence et Maurice existent au-delà de leur gag. Si on a l’impression qu’ils avaient une vie avant que la caméra entre dans leur cuisine, et qu’ils vont continuer à manger après qu’elle est partie. La signature doit rester invisible dans l’expérience : on ne doit pas penser au dispositif, seulement se dire que ces recettes ont été pensées avec soin, puis adoptées pour vrai.

Notre façon de travailler

Précis
Généreux
Vrai

Qui nous sommes.

Équipe KOLOC Studio

Koloc, c’est un lieu où les idées prennent leur temps. Où on observe, on échange, on teste, on recommence. On croit à la force du collectif, aux différences qui s’additionnent, et à l’importance de créer dans un climat sain, ouvert et sincère.

Créer avec intention. Travailler avec des humains. Et aimer profondément ce qu’on fait.

Alexandre Hallé
Alexandre Hallé
Directeur photo / Associé
Kym Lapointe
Kym Lapointe
Directrice de production
Thomas M. Cyr
Thomas M. Cyr
Monteur / Éclairagiste
Dominic Renzetti
Dominic Renzetti
Réalisateur / Associé
Jean-Vital Joliat
Jean-Vital Joliat
Réalisateur
Stefan Szary
Stefan Szary
Réalisateur

Testées par des chefs. Retestées par des gens.

On est prêts