Bonjour

Intention de réalisation

RECETTES D’ICI testées et retestées

Une recette mise au point, dressée et photographiée avec soin. Puis elle quitte ce cadre-là : elle entre dans des cuisines qui ont une histoire, reçoit plus de piments, trop de parmesan, un dressage un peu croche. La preuve qu’une recette fonctionne, c’est qu’elle continue de vivre.

Dominic Renzetti··Automne 2026·2 OLV · 15 s
Une vision par
Scroll

Derrière une recette,
il y a toujours quelqu’un.

Une recette ne s’arrête jamais à ce qu’il y a dans l’assiette. Il y a toujours une façon de cuisiner, une habitude, un petit geste, une personnalité. La réalisation cherchera constamment à raconter ces personnes plutôt que leur assiette. La cuisine devient alors un point d’entrée vers les gens d’ici.

Chaque scène s’ouvre au plus près de la matière : une texture, un ingrédient, une cuisson, une surface. La caméra s’y attarde quelques instants avant de révéler progressivement celui ou celle qui lui donne vie. Le mouvement n’est jamais décoratif : il sert à découvrir quelqu’un, à entrer dans son univers, à comprendre instinctivement sa personnalité.

Cette grammaire visuelle devient le fil conducteur du film. Même si chaque personnage possède son propre rythme, sa propre lumière et son propre environnement, tous sont filmés avec cette même intention : partir de la recette pour révéler l’humain.

Les transitions suivent cette même philosophie. Elles ne cherchent jamais le raccord spectaculaire ou le match cut démonstratif : elles laissent simplement les plans respirer. Chaque scène se termine naturellement avant de nous faire entrer dans la suivante, toujours guidés par la matière et le mouvement. Le spectateur ne ressent jamais une mécanique de montage ; il a simplement l’impression de passer naturellement d’une histoire à une autre.

On construit tout pour que rien
n’ait l’air construit.

Les mouvements seront précis, les couleurs et les décors seront pensés, chaque geste chorégraphié pour être parfaitement lisible en quelques secondes. Mais à l’écran, je veux simplement avoir l’impression qu’on est entrés dans la cuisine de quelqu’un au bon moment.

01

Une caméra qui révèle

Le mouvement part de la matière : une assiette, un verre, un ingrédient, un couvert. Puis il nous conduit vers la personne. La DOP raconte le personnage autant qu’elle rend la recette appétissante.

02

Un humour d’observation

Le sourire vient d’un réflexe vrai, d’une hésitation ou d’un regard. Jamais d’un personnage qu’on force à devenir une caricature. On ne rit jamais des personnages : on les reconnaît.

03

Une imperfection désirable

Les versions des gens ne sont pas moins bonnes : elles sont plus personnelles. Les traces et les écarts deviennent la preuve que la recette a été adoptée.

Déjà au cœur du conceptce que la campagne porte
  • Le contraste entre la recette testée par le chef et celle retestée par les gens.
  • Des personnages différents qui adaptent la recette à leur manière.
  • Une image colorée, du flash, de la lumière naturelle et un grain argentique.
  • La rafale d’assiettes et le crochet final comme preuve d’approbation.
Ce que j’apporte comme réalisateurma contribution
  • Une grammaire de caméra commune qui part de la matière et révèle la personne.
  • Une direction de jeu construite autour de gestes simples et de micro-réactions.
  • Un humour d’observation qui protège la tendresse et la crédibilité des personnages.
  • Des raccords et des mouvements qui donnent une continuité cinématographique aux quinze secondes.

Une suite de petites preuves.

Le mécanisme fonctionne parce qu’il repose sur un contraste simple et immédiatement lisible. Le chef établit la confiance. Les gens d’ici créent la proximité. En quinze secondes, chaque personne doit exister avec un seul geste juste, un décor précis et une attitude qui lui appartient.

La référencechez le chef
Studio culinaire · dressage précisréférence de décor

Un laboratoire culinaire coloré à la Recettes d’ici : graphique mais chaleureux. Le décor doit permettre de photographier au moins dix recettes sans que tout semble provenir du même tableau. Le chef n’a pas besoin d’être démonstratif : sa précision suffit.

L’appropriationchez les gens d’ici
Cuisine habitée · dressage personnelréférence de décor

Des cuisines qui ont une histoire, des assiettes qui ne matchent pas toujours, des habitudes très personnelles. Six lieux crédibles, chacun avec sa logique, sa palette et sa densité. Jamais six décors également beaux.

La recette est la même. La façon de la vivre ne l’est jamais.

Chaleureux, vivant, profondément d’ici.

Je veux une campagne généreuse et moderne, profondément ancrée ici dans sa manière de regarder les gens, sans tomber dans le folklore ni dans le casting de types. On doit pouvoir se reconnaître dans un personnage sans avoir l’impression qu’il représente une catégorie.

01

Une mise en scène précise, mais jamais froide.

02

Une bouffe très appétissante, même quand le dressage est imparfait.

03

Des décors colorés et habités, jamais surstylisés au point de sentir le plateau.

04

Un humour sec, rapide, basé sur le comportement et le timing.

05

Une énergie éditoriale et photographique : du flash, du grain, des compositions qui acceptent un peu d’accident.

06

Une caméra proche des gens et de la matière, qui traverse réellement les espaces au lieu de les observer.

Dans le quotidien
de nos gens d’ici.

Le document propose une image riche, colorée, spontanée, avec du flash, de la lumière naturelle et un grain argentique. Je veux préserver cette énergie, mais l’organiser autour d’un principe clair : le décor professionnel est la référence graphique, les maisons sont les variations humaines.

Six cuisinesune silhouette lisible en deux secondes
JohanneMotifs, vaisselle personnelle, lumière douce, objets collectionnés avec goût.
RafikEspace plus dense et contrasté, quelques indices musicaux vrais, ingrédients au premier plan.
ThéoPetit appartement fonctionnel, proximité des objets, circulation serrée, chaleur simple.
KarimLignes plus nettes, composition ordonnée, décor moderne mais habité.
FlorenceMatières chaleureuses, comptoir vivant, parmesan et gestes au centre de la composition.
MauriceCoin repas confortable, assiette déjà entamée, caméra qui le découvre après le résultat.

Comment on filme ça.

01

La caméra

Partir de l’assiette, des objets ou des ingrédients, puis trouver progressivement la personne derrière la recette. Sentir la distance entre la lentille et une assiette, le passage d’un verre au premier plan. Les dolly in à travers les tables font partie de la signature. Pas six mouvements vedettes en compétition : un même principe décliné avec retenue.

À éviter : le langage de food content trop démonstratif. Pas de succession de macros gratuits, pas de ralentis systématiques, pas de caméra qui tourne autour de chaque assiette. Chaque plan doit raconter soit la qualité de la recette, soit la personne qui se l’approprie.

Focales largesDolly à travers la tableTop shots réservés à la rafale
02

Le flash cut

Plus qu’une transition : la preuve visuelle de la quantité de tests et de la diversité des gens. Un mini-inventaire photographique : cadres à la logique commune, environnements réellement différents. Flash frontal assumé, rendu éditorial, léger grain. Certaines assiettes pleines, d’autres entamées, d’autres presque vides.

Centre visuel communLaisser vivre les tracesJamais de banque d’images
03

Lumière, couleur et texture

Le décor du chef sera plus sculpté et graphique ; les maisons auront une lumière motivée par les fenêtres et les sources pratiques. Chaque lieu a sa température propre, tout en restant dans une même pub. La couleur sera riche, jamais traitée comme un filtre. Un grain fin viendra casser la perfection numérique.

Peaux naturellesNoirs non écrasésAucune nourriture terne
04

La nourriture

La différence entre la version du chef et celle des gens doit être visible, mais elle ne doit jamais faire perdre l’appétit. Deux niveaux de contrôle au food styling : la version de référence, plus précise, et les versions domestiques, plus libres, mais toujours savoureuses.

Quatre recettes sont déjà nommées : cuisses de canard confites, porc laqué char siu au beurre, filets de poisson façon piccata et bol-repas au chou-fleur et aux pois chiches façon shawarma. Elles donnent déjà une belle amplitude de textures et de palettes; les recettes restantes devront compléter cette diversité.

Parfaite → personnalisée → videContinuité documentéeMin. 10 recettes
05

Montage et rythme

Quinze secondes exigent une narration extrêmement claire. Pas de coupe frénétique : le rythme vient de mouvements très courts, d’actions déjà commencées au début des plans, et de raccords qui transportent l’œil d’une assiette à l’autre. Les transitions ne cherchent jamais le raccord spectaculaire : elles laissent les plans respirer et se terminent naturellement avant d’entrer dans la scène suivante.

Un geste par personnageRaccords qui respirentSupers hors visage
06

Son et musique

Une petite percussion domestique autour des gestes : l’assiette qui glisse, le flash, les piments qui tombent, la râpe, la fourchette, le métal du chaudron, le pain qui traverse la sauce. Une pulsation nette et contemporaine, avec assez d’espace pour le texte. Une énergie confiante plutôt qu’une piste qui dicterait de rire.

Percussion domestiqueEspace pour la VOPonctuation finale

Les petits gestes qui
trahissent quelqu’un.

Les inserts occupent une place essentielle dans la réalisation. Ils ne servent jamais uniquement à rendre les plats plus appétissants : ils servent à raconter les personnages. Chaque insert révèle une petite vérité.

01

Une façon de tenir une cuillère.

02

Une habitude de goûter.

03

Une pincée de piment de trop.

04

Une bouchée directement dans le chaudron.

05

Une herbe replacée une dernière fois.

Ce sont ces petits gestes qui rendent chaque personnage unique. Ils deviennent les véritables marqueurs de personnalité du film.

Chaque scène sera donc construite autour d’un mouvement principal qui révèle le personnage, ponctué de quelques inserts soigneusement choisis qui permettent au spectateur de mieux le comprendre sans jamais avoir besoin de dialogue.

En mouvement, mais
toujours avec retenue.

La caméra sera constamment en mouvement, mais chaque mouvement possède une intention dramatique. On cherche davantage la sensation que la démonstration.

01

Le mouvement

Nous privilégions des dollys très doux, des reveals progressifs, quelques travellings latéraux ainsi que des mouvements de proximité qui nous permettent littéralement d’entrer dans la recette. Le mouvement part de la matière et nous conduit vers la personne.

Dollys très douxReveals progressifsTravellings latéraux
02

Les points de vue

À plusieurs reprises, la caméra adoptera des perspectives plus inattendues : des focales très rapprochées, des ultra grand-angulaires près des aliments, quelques plans à la probe lens, des contre-plongées discrètes, des tilts très contrôlés.

Pourquoi : ces points de vue redonnent une présence presque physique à la cuisine tout en évitant l’esthétique classique du « food porn ».

Probe lensUltra grand-angleTilts contrôlés
03

La lumière

La lumière demeure naturelle, chaleureuse et propre à chacun des environnements. Chaque personnage conserve son identité visuelle : le chef possède une lumière plus maîtrisée, Johanne est baignée dans une lumière de maison, Rafik dans une cuisine vivante, Théo dans un environnement plus spontané.

On sent que chacun cuisine chez lui, à sa façon.

Sources motivéesUne identité par lieuJamais un filtre

Repères visuels.

Des films que je regarde pour parler concrètement de lumière, de mouvement et de matière avec la direction photo. Ce ne sont ni des références de concept ni des pistes de casting : ce sont des repères de fabrication, un vocabulaire commun avant le tournage.

La matièreLentille basse, très près des aliments. La profondeur vient d’un avant-plan réel, pas d’un effet ajouté.
La cuisine du chefLumière sculptée, contre-jour assumé, noirs qui restent ouverts. Précis sans devenir clinique.
Le décor-référenceSurfaces colorées, produit net au centre, fond qui peut changer d’une recette à l’autre.
La cuisine habitéeLumière de fenêtre, décor dense mais lisible. On a l’impression d’entrer dans un vrai lieu.
Le mouvementLa caméra traverse l’espace au lieu de l’observer. C’est le mouvement qui donne l’échelle du décor.
Le top shot habitéDes mains, des miettes, du désordre vrai. La table raconte quelqu’un avant de montrer un plat.
Le geste au plus prèsCadre serré, grain assumé, chaleur de la cuisson. La nourriture reste appétissante même imparfaite.
La lumière qui isoleUn seul faisceau, le reste tombe dans l’ombre. L’assiette devient un sujet, pas un décor.
L’humour d’observationContre-plongée, regard franc, sourire retenu. Le comique vient du comportement, jamais de la grimace.
Le quotidienCouleur franche, cadrage qui accepte l’accident. L’énergie d’un moment attrapé plutôt que composé.

Aucune de ces images n’appartient à la campagne. Elles servent à s’entendre sur une intention avant de la traduire dans notre propre décor : la hauteur d’une lentille, la façon dont un noir se comporte, le moment où un geste devient lisible.

La personnalité doit être visible
dans le silence.

Je chercherai d’abord des personnes qu’on a envie de regarder avant même qu’elles fassent quoi que ce soit. Des visages avec une histoire, des mains qui savent manipuler de la nourriture, des corps qui ont une manière particulière de se placer dans une cuisine.

01

Privilégier des comédiens capables de sous-jouer et d’improviser à l’intérieur d’une action précise.

02

Faire des essais avec de vrais aliments au casting, pas seulement une lecture.

03

Observer les gestes spontanés : comment la personne goûte, sert, replace, essuie, attend ou regarde l’assiette.

04

Conserver les hésitations et les micro-réactions qui donnent l’impression qu’on a capté un moment, plutôt que fabriqué un gag.

Sur le plateau, une intention très simple par personne plutôt qu’une liste de mouvements. Johanne veut servir quelque chose qui lui ressemble. Rafik veut que ça goûte vraiment assez fort. Théo veut manger pendant que c’est chaud. Karim veut que ce soit bien fait. Florence veut que ce soit généreux. Maurice veut prendre une autre bouchée avant qu’on lui enlève l’assiette.

02

Découpage.

Les timecodes décrivent d’abord les temps d’image. La VO sera pensée comme un mouvement continu : elle pourra commencer avant une coupe et se poursuivre sur le plan suivant afin de garder le texte naturel et parfaitement compréhensible.

Base de travail : version avec Johanne, Rafik et Théo, suivie de la rafale d’assiettes. Chaque scène est construite autour d’un mouvement principal qui révèle le personnage, ponctué d’un insert qui dit qui il est. Le minutage demeure à valider avec la lecture finale de la VO ; celle-ci est pensée comme un mouvement continu et peut se poursuivre par-dessus les coupes.

Plan 010:00 – 0:01.1Mouvement

La précision, d’abord

Image
Très gros plan sur le chef en finition. Il ajoute le dernier élément de la recette. On sent toute la précision du geste.
Caméra
Petit dolly in très lent. La lentille reste basse, assez près pour sentir le relief du plat.
Jeu
Le chef est concentré, efficace. Aucun regard caméra.
VO / Super
VO : « Chez Recettes d’ici, on a plein de recettes testées par nos chefs… » — la VO se poursuit par-dessus les plans 02 et 03.
Raccord
Le geste se termine naturellement et nous fait entrer dans la matière.
Plan 020:01.1 – 0:01.7Insert

La matière de très près

Image
Insert très rapproché. Sauce. Texture. Vapeur. Dernier détail. Quelques images très courtes qui installent immédiatement la qualité du plat.
Caméra
Focale très rapprochée, presque macro, toujours légèrement en mouvement. Jamais figée.
Détail
L’insert ne cherche pas à rendre le plat appétissant : il installe le soin que le chef met dans la recette.
Raccord
Retour à la même échelle que le plan 01.
Plan 030:01.7 – 0:02.4Mouvement

L’assiette vient vers nous

Image
Le chef pousse doucement son assiette vers la caméra.
Caméra
La caméra poursuit naturellement son mouvement jusqu’à ce que l’assiette remplisse presque tout le cadre.
Jeu
Le geste est offert, jamais démonstratif.
Raccord
Cut. On garde exactement la même échelle : nous sommes déjà sur l’assiette de Johanne.
Plan 040:02.4 – 0:03.4Mouvement

Johanne apparaît derrière son plat

Image
Même proximité, mais nous sommes déjà chez Johanne. Un dolly out vient progressivement révéler son environnement. On découvre tranquillement Johanne derrière son plat. La recette devient son histoire.
Caméra
Dolly out lent et continu. Le décor se construit autour d’elle au fur et à mesure.
Jeu
Assurance tranquille. Elle ne cherche pas la perfection et ne joue pas le contraste.
VO / Super
VO : « Et retestées par Johanne… » · SUPER : « Par Johanne d’ici »
Raccord
Le plan se termine sur ses mains, déjà en mouvement vers l’assiette.
Plan 050:03.4 – 0:04.1Insert

Le geste qu’elle fait sans y penser

Image
Johanne replace instinctivement une petite garniture. Ou essuie délicatement une petite goutte de sauce.
Caméra
Insert serré sur les mains et le bord de l’assiette.
Détail
Un geste qu’elle fait toujours sans y penser. On comprend immédiatement sa personnalité.
Plan 060:04.1 – 0:04.8Mouvement

Voilà.

Image
Retour plus large. Petit sourire. Elle pousse son assiette.
Caméra
Léger recul, sans effet. On laisse le plan respirer avant la coupe.
Jeu
Elle ne joue rien. Elle a simplement fini.
Raccord
Cut naturel. La matière suivante nous emmène chez Rafik.
Plan 070:04.8 – 0:05.7Mouvement

On ne sait pas encore où on est

Image
Très gros plan dans les piments. La caméra circule à travers les ingrédients. On ignore encore où l’on est. Puis Rafik entre progressivement dans le cadre.
Caméra
Ultra grand-angulaire près des aliments. Mouvement de proximité qui traverse la matière avant le reveal.
Jeu
Il est déjà dans son geste quand on le découvre.
VO / Super
VO : « Par Rafik… » · SUPER : « Par Rafik d’ici »
Raccord
Reveal complet, puis on resserre sur ses mains.
Plan 080:05.7 – 0:06.4Insert

Une pincée de trop

Image
Il ajoute une poignée de piments. Hésite. En ajoute encore un peu. Petit sourire.
Caméra
Insert serré. Les piments tombent au premier plan et donnent une vraie profondeur au cadre.
Détail
Voilà qui il est. L’hésitation doit être sincère, jamais performée pour nous.
Plan 090:06.4 – 0:07.1Mouvement

La cuisine vit

Image
Retour personnage. Petit mouvement autour de lui. La cuisine vit.
Caméra
Léger mouvement circulaire, très retenu.
Raccord
Le son de la cuisson nous fait entrer dans le plan suivant.
Plan 100:07.1 – 0:08.0Mouvement

Puis Théo apparaît

Image
Très gros plan sur un chaudron. On entend déjà la cuisson. Puis Théo apparaît.
Caméra
Petit travelling latéral le long du comptoir, avec quelques objets flous en avant-plan.
Jeu
La recette est chaude, généreuse et tout à fait appétissante.
VO / Super
VO : « Et par Théo qui est pas fan de vaisselle… » · SUPER : « Par Théo d’ici »
Raccord
On resserre sur le chaudron.
Plan 110:08.0 – 0:08.7Insert

Directement dans le chaudron

Image
Il mange directement dans le chaudron. Naturellement. Sans gêne.
Caméra
Insert rapproché, légère contre-plongée. Le métal et la vapeur restent lisibles.
Détail
C’est exactement comme ça qu’il cuisine.
Plan 120:08.7 – 0:09.3Mouvement

Il assume

Image
Petit regard caméra. Ou simple sourire discret.
Jeu
La personnalité est complètement installée. Un « pris sur le fait » très retenu.
Raccord
Sa cuillère sort du cadre ; on ouvre la rafale au même endroit.
Plan 130:09.3 – 0:12.6Rafale

La preuve par le nombre

Image
Début de la rafale photographique. Succession rapide d’assiettes. Flash. Flash. Flash. Chaque assiette raconte une personne différente. Elles passent de pleines à entamées, puis presque vides.
Caméra
Série de top shots au flash, alignés autour d’un centre commun. Quelques mains et couverts peuvent entrer dans le cadre pour garder la vie.
Jeu
Pas de jeu frontal ; seulement des traces de personnes.
VO / Super
VO : « Par Emma, Antoine, Pedro, Jordan… avec autant de gens d’ici qui retestent nos recettes, c’est bon signe. »
Raccord
La dernière assiette reste en place une demi-seconde de plus.
Plan 140:12.6 – 0:15.0Signature

Le crochet

Image
Dernier geste. Un morceau de pain vient récupérer la dernière trace de sauce. Ce mouvement dessine subtilement le crochet de la marque.
Caméra
Top shot stable. Le geste est franc, lisible et réalisé en temps réel. L’image peut conserver un léger mouvement de main sous la signature.
Jeu
Le plaisir est dans le geste, pas dans une réaction.
VO / Super
LOGO : Recettes d’ici · SUPER : « Approuvées par les gens d’ici »
Raccord
Fin nette sur la forme du crochet et la ponctuation sonore.

Notes de continuité · pub #1

  • Tourner la même recette chez le chef et Johanne pour rendre le principe instantanément compréhensible.
  • Les recettes de Rafik et Théo peuvent être différentes, mais leur couleur et leur silhouette doivent rester lisibles en très peu de temps.
  • Prévoir une version du plan 12 sans regard caméra et une version avec micro-regard.
  • Photographier chaque assiette avant, pendant et après la prise vidéo afin d’alimenter la rafale, les GIF et le carrousel.
  • Chaque insert doit être tourné en plusieurs durées : les inserts sont le premier endroit où l’on récupère du temps au montage.
  • Je privilégie la rafale, parce qu’elle matérialise mieux le nombre de personnes qui retestent les recettes. On tourne néanmoins le plan unique de l’assiette vide comme option de sécurité.

Le deuxième film reprend exactement la même grammaire visuelle, mais avec des personnages différents. Le spectateur reconnaît immédiatement le langage du premier film, tout en découvrant de nouvelles personnalités. Les mouvements, les compositions et les gestes sont adaptés à Karim, Florence et Maurice.

Plan 010:00 – 0:01.1Mouvement

Même ouverture

Image
Retour chez le chef. Dernière finition. Le langage est immédiatement installé.
Caméra
Petit dolly in, même principe que la pub #1, mais nouvelle configuration de table, nouveau fond et nouvelle vaisselle pour que le film ait sa propre couleur.
Jeu
Précision calme, geste minimal.
VO / Super
VO : « Chez Recettes d’ici, on a plein de recettes testées par nos chefs… » — la VO se poursuit par-dessus les plans 02 et 03.
Raccord
On entre dans la matière.
Plan 020:01.1 – 0:01.7Insert

L’herbe, la vapeur, la sauce

Image
Le couteau tranche délicatement une herbe fraîche. La vapeur s’élève. La sauce nappe l’assiette.
Caméra
Focale très rapprochée. Trois très courtes images, une par matière.
Détail
Différent de l’insert de la pub #1 pour éviter la répétition mécanique, mais même intention.
Plan 030:01.7 – 0:02.4Mouvement

L’assiette vient vers nous

Image
Le chef pousse doucement l’assiette.
Caméra
La caméra accompagne le mouvement jusqu’à ce que l’assiette occupe le cadre.
Raccord
Cut. Même proximité, mais nous sommes déjà sur l’assiette de Karim.
Plan 040:02.4 – 0:03.4Mouvement

Karim veut bien faire

Image
Même proximité sur l’assiette de Karim. Un dolly out révèle progressivement son décor moderne. Tout est placé avec soin, mais l’assiette n’est pas identique à celle du chef.
Caméra
Dolly out symétrique et contrôlé, légèrement plus posé que chez les autres personnages. On peut laisser voir la photo de référence en périphérie, sans en faire une démonstration d’écran.
Jeu
Concentration réelle.
VO / Super
VO : « Et retestées par Karim… » · SUPER : « Par Karim d’ici »
Raccord
On resserre sur ses mains.
Plan 050:03.4 – 0:04.2Insert

« C’est parfait. »

Image
Karim replace minutieusement une feuille de persil. Il prend une demi-seconde. Puis hoche légèrement la tête.
Caméra
Insert serré, très stable, à l’image de sa façon de faire.
Détail
« C’est parfait. » Sans dialogue. Tout passe dans le geste.
Plan 060:04.2 – 0:04.8Mouvement

Son environnement

Image
Retour plus large. On le découvre dans son environnement.
Jeu
Une petite satisfaction discrète lorsqu’il décide que c’est prêt.
Raccord
Le plan se termine naturellement ; la matière suivante nous emmène chez Florence.
Plan 070:04.8 – 0:05.7Mouvement

À travers les copeaux

Image
Très gros plan sur le parmesan. La caméra traverse les copeaux. Reveal de Florence.
Caméra
Mouvement de proximité à travers la matière, ultra grand-angulaire. La lentille reste assez proche pour que la matière passe devant nous.
Jeu
Elle est déjà dans son geste quand on la découvre.
VO / Super
VO : « Par Florence… » · SUPER : « Par Florence d’ici »
Raccord
On resserre sur la râpe et l’assiette.
Plan 080:05.7 – 0:06.5Insert

Une dernière fois

Image
Elle ajoute encore un peu de parmesan. Elle goûte. En remet une dernière fois. Petit sourire satisfait.
Caméra
Insert serré. La pluie de parmesan traverse la lumière.
Détail
Son assiette est moins graphique que la photo de référence, mais plus généreuse.
Plan 090:06.5 – 0:07.2Mouvement

Retour personnage

Image
Retour personnage. Petit mouvement de caméra.
Raccord
Le blanc du parmesan remplit brièvement le cadre avant la coupe.
Plan 100:07.2 – 0:08.1Mouvement

On croit que c’est terminé

Image
Très gros plan sur une assiette presque vide. Quelques traces de sauce. On croit que le repas est terminé. Puis Maurice entre doucement dans le cadre.
Caméra
Push à partir de l’assiette au premier plan, puis légère révélation dans l’axe. On laisse une fraction de seconde au regard.
Jeu
Il arrive sans se presser. Rien n’est joué.
VO / Super
VO : « Maurice… qui reteste assez vite… » · SUPER : « Par Maurice d’ici »
Raccord
On resserre sur la fourchette.
Plan 110:08.1 – 0:08.9Insert

La « dernière » bouchée

Image
En ultra grand-angle très rapproché, sa fourchette replonge discrètement dans l’assiette pour une « dernière » bouchée.
Caméra
Petit tilt contrôlé qui accompagne le geste.
Détail
Simple. Drôle. Très humain.
Plan 120:08.9 – 0:09.5Mouvement

Il assume complètement

Image
Il assume complètement. Petit sourire.
Jeu
Un « pris sur le fait » très retenu, jamais une grimace.
Raccord
Sa fourchette descend ; on ouvre la rafale au même endroit.
Plan 130:09.5 – 0:12.7Rafale

Encore plus de gens d’ici

Image
Nouvelle rafale photographique. Encore plus de gens d’ici, encore plus de personnalités. D’autres décors, d’autres vaisselles et d’autres états de consommation.
Caméra
Top shots au flash, centre commun, rythme légèrement différent de la pub #1 pour éviter la répétition mécanique.
Jeu
Présence suggérée par les mains, les miettes et les couverts.
VO / Super
VO : « Par Liam, Paul, Romy, André… avec autant de gens d’ici qui retestent nos recettes, c’est bon signe. »
Raccord
La dernière assiette devient celle du crochet.
Plan 140:12.7 – 0:15.0Signature

Crochet final

Image
Un morceau de pain récupère la sauce et fait apparaître le crochet. La texture et la couleur de la sauce peuvent différer de la première pub.
Caméra
Top shot stable, même géométrie de signature pour créer la campagne, mais surface et accessoires différents.
Jeu
Geste simple et gourmand.
VO / Super
LOGO : Recettes d’ici · SUPER : « Approuvées par les gens d’ici »
Raccord
Fin sur la ponctuation visuelle et sonore.

Notes de continuité · pub #2

  • Le chef est le même dans les deux pubs, conformément au casting du document.
  • Karim doit avoir assez de temps pour qu’on comprenne son souci du détail avant la coupe : c’est l’insert du plan 05 qui porte cette information.
  • Le parmesan de Florence doit être testé pour rester beau et lisible sans masquer son visage ou l’assiette.
  • La scène de Maurice doit être couverte en plusieurs durées : regard très bref, regard légèrement plus long, avec ou sans petit « oups » sonore.
  • Le super doit être « Par Maurice d’ici ». Certaines pages de travail indiquent « Par David d’ici » : je le considère comme une coquille à corriger.

Un seul système, pas des captures.

Les livrables ne devraient pas être traités comme des captures secondaires du tournage. La campagne repose déjà sur une logique photographique : on peut donc concevoir la vidéo et la photo comme un seul système dès la préproduction.

Livrable 01

Photos écran
La Presse+

  • Cadres horizontaux et verticaux avec de vraies zones de respiration pour l’interface et les textes.
  • Images de recette parfaite et de version domestique pouvant fonctionner en paire ou en alternance.
  • Compositions assez simples pour rester lisibles dans un écran intégré.
  • Conserver le rendu flash et le grain sans rendre les aliments durs ou plats.

Livrable 02

Deux GIF
médias sociaux

  • GIF 1 · De la version chef à la version d’ici : même assiette centrée, flash, changement de décor et de dressage, puis retour en boucle.
  • GIF 2 · L’assiette qui se vide : trois ou quatre états jusqu’au passage du pain et au crochet, puis boucle sur l’assiette pleine.
  • On tournera des poses et des gestes spécifiques plutôt que de fabriquer les GIF à partir des rushes.

Livrable 03

Photos
carrousel

  • Une image hero par recette.
  • Une version que s’approprie un personnage ou une main.
  • Un détail de geste ou d’ingrédient.
  • Une image d’assiette entamée ou vide.
  • Des variations de surfaces et de vaisselle pour éviter un carrousel trop uniforme.

Chaque recette, une famille d’images.

Pour réussir le volume de recettes, les personnages, les vidéos et les déclinaisons photo dans une même production, la préparation devra être extrêmement concrète : chaque recette traitée comme une petite famille d’images, avec ses états, ses accessoires et ses raccords déjà identifiés avant le tournage.

01

Storyboard technique de chaque mouvement de caméra, avec dimensions de table et trajectoire du dolly.

02

Plan de surfaces, vaisselle et palettes pour les dix recettes minimum.

03

Tests caméra du flash cut et du grain avant le tournage.

04

Tests food du crochet avec différentes sauces et différents pains.

05

Plan de continuité photo pour chaque état d’assiette.

06

Temps réservé aux portraits, aux mains et aux plans de sécurité sans VO spécifique.

07

Captation pensée dès le départ pour les recadrages verticaux et carrés.

« Je veux que les pubs donnent envie de manger avant même qu’on ait compris la mécanique. »

La campagne sera réussie si Johanne, Rafik, Théo, Karim, Florence et Maurice existent au-delà de leur gag. Si on a l’impression qu’ils avaient une vie avant que la caméra entre dans leur cuisine, et qu’ils vont continuer à manger après qu’elle est partie. La signature doit rester invisible dans l’expérience : on ne doit pas penser au dispositif, seulement se dire que ces recettes ont été pensées avec soin, puis adoptées pour vrai.

Notre façon de travailler

Précis
Généreux
Vrai

Qui nous sommes.

Équipe KOLOC Studio

Koloc, c’est un lieu où les idées prennent leur temps. Où on observe, on échange, on teste, on recommence. On croit à la force du collectif, aux différences qui s’additionnent, et à l’importance de créer dans un climat sain, ouvert et sincère.

Créer avec intention. Travailler avec des humains. Et aimer profondément ce qu’on fait.

Alexandre Hallé
Alexandre Hallé
Directeur photo / Associé
Kym Lapointe
Kym Lapointe
Directrice de production
Thomas M. Cyr
Thomas M. Cyr
Monteur / Éclairagiste
Dominic Renzetti
Dominic Renzetti
Réalisateur / Associé
Jean-Vital Joliat
Jean-Vital Joliat
Réalisateur
Stefan Szary
Stefan Szary
Réalisateur

Testées par des chefs. Retestées par des gens.

On est prêts